Bac S :
Les vraies études commencent à mon sens dès le lycée. A ce moment je suis la voie à la mode qu'est la filière scientifique sans trop savoir ce que j'en ferai derrière même si j'envie déjà ceux qui se sont orientés très tot dès la fin du collège.
Les matières scientifiques me plaisent un peu plus que les autres même si je m'éclate en français et en histoire-géo. Je dois malheureusement abandonner mes rêves d'enfant de devenir archéologue.
Tandis que les maths m'engouent de moins en moins, je trouve refuge dans la physique et tout naturellement j'en fais ma spécialité en Terminale. Cette science curieuse colle bien à ma personnailité et je m'éclate en TP. C'est décidé, une fois le précieux diplome en poche, je me lance dans un IUT Mesures Physiques!
IUT Mesures Physiques opt. Techniques Instrumentales, Bordeaux :
Direction Bordeaux, ma ville natale, où cet IUT doit m'apporter connaissances, compétences, encadrement et expériences professionnelles pour être prêt 2ans plus tard à trouver du travail comme Technicien Mesures Physiques. Et honnêtement, c'est la meilleure des formations que j'ai pu connaitre durant mon parcours. Le rythme est certes très soutenu puisqu'il s'agit de nous faire ingurgiter un programme de 3 années en une de moins!
J'y ai trouvé tout ce que je cherchais : d'excellentes bases en termes de physique pure, la mesure n'a plus aucun secret pour vous, des enseignants à l'écoute et très compétents, une part prépondérante dédiée à la pratique et avec tout ça une ambiance de promo excellente!
Surtout, c'est à la suite de mon premier stage de 3 mois au CEAT que je me suis révélé une passion pour l'aérodynamique et les souffleries. A partir de là je savais que la physique serait l'univers professionnel dans lequel j'évoluerai.
Diplomé d'un DUT Mesures Physiques option Techniques Instrumentales, je repousse l'échéance de mon entrée sur le marché du travail malgré les sollicitations, et poursuis mon parcours dans une Licence de Physique & Applications, à l'Université de Bordeaux 1.
Licence de Physique & Applications, Bordeaux :
J'appréhendais le passage par l'université (la " fac' "), mais cette licence, à effectif réduit et dont pour moitié sont d'anciens de l'IUT, s'apparente à ce que j'ai connu auparavant. Elle me permet surtout de consolider mes bases voire de les enrichir quelque peu et d'effectuer à nouveau un stage en milieu professionnel d'un mois au LEA. Certes c'est très court, mais toujours bon à prendre.
Néanmoins il me faut trouver une véritable suite à mon IUT me permettant de concrétiser mon rêve secret de devenir Ingénieur en Aérodynamique. Pour cela, direction Toulouse...
Licence de Mécanique, Toulouse :
M'installer à Toulouse me permet surtout de me rapprocher de l'emploi. Les industries à dominante aéronautique et aérospatiale sont florissantes et la région s'appuie sur une dynamique de l'emploi en plein essor dans ces domaines.
Mon second passage à la " fac' " ne restera pas comme l'un de mes meilleurs souvenirs, à la fois pour des raisons extra-scolaires et personnelles mais aussi par un enseignement dans lequel je ne parviens pas à trouver ma place. Par dessus tout, la Licence de Mécanique de Toulouse, c'est un sacré morceau! A base de maths, de maths et de maths...Heureusement que l'enseignement de spécialité Aérodynamique me redonne le sourire. Je me balade en TP pendant que je rame dans la théorie. Il semble évident que Sup'Aero, l'ENSEEIHT et autres écoles d'Ingénieurs m'attendront encore....
Compte tenu des évènements, un dilemme se pose à moi : dois-je poursuivre mes études? Sans solution apparente, la réponse viendra par un retour au source...la Mesure!
IUP Ingénierie de l'Instrumentation, des Capteurs et de la Mesures, Toulouse :
Me voici donc au sein de la première promotion de l'IUP ICM que j'intègre en cours de route (en Master 1). Une formation innovante qui a pour but de répondre aux demandes des industriels à savoir des Ingénieurs très compétents dans le domaine de l'Instrumentation. L'accent est mis sur la pratique, on apprécie les nombreux intervenants extérieurs venant nous informer, solliciter, sensibiliser. Le passage progressif vers le monde du travail que pour la plupart nous recherchions. L'enseignement y est plutot complet puisqu'il faut faire de nous des experts en matière de capteurs.
Au programme également 9 mois de stage me concernant : 3 mois chez Fluorem comme Ingénieur d'Etudes en Simulation Numérique puis 6 mois sur un poste similaire à l'ONERA dans le cadre de mon stage de fin d'études.
En septembre prochain je serai alors diplomé en Ingénierie de l'Instrumentation, des Capteurs et de la Mesure avec une spécialisation dans le domaine de la Mécanique des Fluides pour ma part. Je cumule par ailleurs plus d'une année d'expérience aussi bien dans la Mesure que dans la Mécanique des Fluides.
Je suis fier de mon parcours où les doutes, les difficultés, les déceptions, n'ont jamais eu raison de ma volonté de concrétiser mes projets professionnels. Il m'en reste tout de même un de taille à relever, celui de mon entrée dans la vie active mais comme d'habitude, je vais faire en sorte que ce soit par la grande porte...